Bravo Recherche 2025
L’admission de la professeure Miriam Cohen à la Global Young Academy a été soulignée à l’occasion de la cérémonie annuelle Bravo Recherche, tenue le 6 mai.
À l’occasion de la cérémonie Bravo Recherche 2025, l’Université de Montréal a mis en lumière l’excellence de ses chercheuses et chercheurs et de leurs réalisations, qui rayonnent bien au-delà des murs de l’établissement. Cette célébration annuelle rend hommage à une communauté scientifique dynamique, dont les travaux, qu’ils relèvent du droit, de l’histoire, de la santé, des sciences naturelles ou de la technologie, contribuent à faire avancer la société et à répondre aux grands défis contemporains.
Dans une entrevue avec UdeM Nouvelles, la professeure Cohen s’exprime sur cette nomination :
Que vient souligner cette nomination et en quoi aura-t-elle une influence sur vos recherches?
C’est un véritable honneur pour moi d’être admise à la Global Young Academy, une société internationale de jeunes scientifiques à travers le monde, toutes disciplines comprises. Cette marque de reconnaissance reflète l’importance accordée à la recherche en droit, notamment les travaux portant sur la justice internationale, les droits de la personne et les réparations. Elle souligne la pertinence de ces travaux dans une perspective de coopération et de dialogue internationaux et interdisciplinaires.
Être membre de l’académie me permettra de renforcer des collaborations avec des collègues de diverses disciplines et régions du monde et de participer à des projets collectifs sur des questions globales contemporaines, dont celles liées à la justice climatique, aux réparations et à la protection des droits de la personne. Mes recherches s’inscrivent dans l’analyse des mécanismes juridiques visant à la réparation et à l’inclusion, qu’il s’agisse de procès pour crimes contre l’humanité et violations des droits de la personne, de revendications climatiques portées devant les tribunaux internationaux ou encore d’initiatives pour inscrire la justice réparatrice au cœur des réponses étatiques et institutionnelles.
Sur quel sujet voudriez-vous travailler dans l’avenir?
Je projette de poursuivre mes travaux sur la justice internationale, la protection des droits de la personne dans une perspective comparée et les réparations concernant les violations du droit international. Je souhaite approfondir les croisements entre justice climatique et justice réparatrice en examinant comment les normes internationales peuvent être mobilisées pour répondre à la crise climatique et comment elles peuvent contribuer à transformer les cadres existants vers une justice plus inclusive et une gouvernance climatique plus équitable. Je m’intéresse également à la manière dont le droit peut servir d’outil d’autonomisation, comme un levier pour reconstruire des relations et pour imaginer des futurs plus justes. Cela inclut des projets sur les mécanismes de réparation collective et la reconnaissance des préjudices transgénérationnels dans le cadre de la justice internationale.
Ce contenu a été mis à jour le 12 janvier 2026 à 18 h 30 min.
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